Communiqué
Prix de la critique pour la saison 2009-2010
Montréal, le 16 novembre 2010
L’Association québécoise des critiques de théâtre (AQCT) a le plaisir d’annoncer les lauréats de ses Prix de la critique pour la saison 2009-2010.
Dans la catégorie Montréal, le Prix de la critique est remis à L’AFFICHE, de Philippe Ducros, dans une mise en scène de l’auteur, une production de la compagnie Hôtel-Motel. Dans ce spectacle sensible et documenté, personnel et politique, qui abordait le conflit israélo-palestinen en se tenant loin de toute fome de pamphlet, de tout manichéisme, nous avons reconnu une prise de parole courageuse, une préoccupation véritable pour les violences de notre ère et les souffrances, les déchirements qu’elles engendrent. Dans une mise en scène dynamique, Philippe Ducros a su dépeindre, avec des images percutantes et d’autres d’une grande douceur, la vie d‘une galerie de gens ordinaires broyés par la guerre.
Rappelons que les autres finalistes, dans la catégorie Montréal, étaient :
UNE FÊTE POUR BORIS, de Thomas Bernhard, dans une mise en scène de Denis Marleau, une production de la compagnie Ubu.
LA LISTE, de Jennifer Tremblay, dans une mise en scène de Marie-Thérèse Fortin, une production du Théâtre d’Aujourd’hui.
Dans la catégorie Québec, le Prix de la critique est remis à LA ROBE DE GULNARA, d’Isabelle Hubert, dans une mise en scène de Jean-Sébastien Ouellette, une production du Théâtre de la Bordée, de la Compagnie dramatique du Québec et du Théâtre I.N.K. À travers l’histoire simple de Mika, 13 ans, vivant en Azerbaïdjan avec sa famille et des centaines de réfugiés, Isabelle Hubert évoque, au-delà de l’anecdote, la vie de tous les déportés : pauvreté, impuissance, mais aussi espoir et solidarité, que portent avec ferveur l’ensemble des interprètes. Par sa mise en scène sensible, au rythme efficace et aux images très fortes, Jean-Sébastien Ouellette donne à ce drame une force poignante, une portée universelle.
Rappelons que les autres finalistes, dans la catégorie Québec, étaient :
CABARET GAINSBOURG, d’Anne-Marie Olivier (d’après Serge Gainsbourg), dans une mise en scène de Martin Genest, une production du Théâtre Pupulus Mordicus.
…ET AUTRES EFFETS SECONDAIRES, création collective mise en scène par Marie-Josée Bastien, une production du collectif Des miettes dans la caboche.
Dans la catégorie Jeunes publics, le Prix de la critique est décerné à BAOBAB, d’Hélène Ducharme, dans une mise en scène de l’auteure, une production du Théâtre Motus et de la troupe Sô (Mali). Avec ses griots charismatiques, ses superbes marionnettes, humaines et animalières, ses masques étonnants, ses ombres en couleurs et ses costumes chatoyants, ce spectacle d’une grande ingéniosité, faisant la part belle à la danse, au chant et aux percussions, nous a séduits. En s’inspirant de contes africains, l’auteure et metteure en scène a donné naissance à la quête enlevante d’un enfant qui surmonte courageusement les épreuves pour changer le cours des choses.
Rappelons que les autres finalistes, dans la catégorie Jeunes publics, étaient :
ALICE AU PAYS DES MERVEILLES, d’Hugo Bélanger (d’après Lewis Carroll), dans une mise en scène de l’auteur, une production du Théâtre Tout à Trac.
LES MAUVAISES HERBES, de Jasmine Dubé, dans une mise en scène de Benoît Vermeulen, une production du Théâtre Bouches Décousues.
Dans la catégorie Théâtre anglophone, le Prix de la critique est remis à OLD WICKED SONGS, de Jon Marans, dans une mise en scène de Martin Faucher, une production du Segal Centre et du Théâtre du Rideau Vert. Cette association entre deux grandes maisons, l’une anglophone et l’autre francophone, nous a réjouis. Grâce à ses deux vies, le spectacle a pris de la maturité et touché un plus vaste public. Choc entre les générations et les histoires, la raison et la passion, l’Europe et l’Amérique, la tradition et la modernité, l’art et la politique, à la fois duel et duo, la pièce, d’une logique implacable, était portée par des comédiens-musiciens hors pair : Jean Marchand et Émile Proulx-Cloutier.
Rappelons que les autres finalistes, dans la catégorie Théâtre anglophone, étaient :
HAUNTED HILLBILLY, de Graham Cuthbertson (d’après Derek McCormack), dans une mise en scène d’Andrew Shaver, une production de la compagnie SideMart Theatrical Grocery.
THE JAZZ SINGER, d’Elan Kunin (d’après Samson Raphaelson), dans une mise en scène de Bryna Wasserman, une production du Dora Wasserman Yiddish Theatre.
Le Prix de la critique est décerné annuellement aux spectacles jugés les meilleurs, à Québec et à Montréal, par les membres de l’AQCT. Les productions finalistes sont désignées par le biais d’un vote des membres alors que les lauréats le sont au terme d’une discussion.
- 30 -
Source : Christian Saint-Pierre / Président AQCT / 514 848-1112 poste 354